Le point sur le THM par la Haute Autorité de Santé

Par Zoe Leonard

11 recommandations aux femmes sur l’emploi du THM par la Haute Autorité de Santé (HAS), organisme de santé publique, scientifique et indépendant.

Suite à la polémique sur les bénéfices et risque des traitements hormonaux substitutifs de la ménopause (THM ou THS), le HAS a conduit en 2004 une analyse des études disponibles et produit un rapport validant l’intérêt de cette approche pour de nombreuses femmes. Le HAS a résumé son travail en 11 points directement destinées aux potentielles utilisatrices : il rappelle les risques et l’importance d’un suivi médical adapté pour ensuite rassurer que pour les femmes « sans facteurs de risque particulier » le THS est toujours recommandé. Ces points sont bien sûr à discuter avec votre médecin.

DOUZE MESSAGES CLÉS DE l’HAS À DESTINATION DES FEMMES

  1. La ménopause n’est pas une maladie ! Le THS est par contre un médicament. Il a des indications, des contre-indications et des effets indésirables. Il doit être prescrit pour une durée limitée ; en pratique, 2 à 3 ans sont en moyenne suffisants.
  2. Le THS est le traitement de loin le plus efficace contre certains troubles qui peuvent survenir à la ménopause, telles les bouffées de chaleur, la sécheresse vaginale et les sudations nocturnes. Il ne s’agit pas d’une panacée dans la lutte contre le vieillissement, il ne répondra pas dans ce cas à toutes vos attentes. Il n’a, en particulier, pas d’effet protecteur sur les troubles cognitifs et le risque de démence.
  3. Le THS est efficace pour la prévention de certaines fractures à la ménopause. Les fractures sont cependant peu fréquentes avant 60 ans et des alternatives thérapeutiques peuvent vous être proposées.
  4. Si vous avez besoin ou souhaitez prendre un THS à base d’œstrogènes seuls, sachez que, sur la base des données actuelles, ce traitement ne semble pas augmenter le risque de cancer du sein mais que par contre vous serez exposée à un risque cardio-vasculaire et un risque de cancer de l’endomètre accrus.
  5. Si vous avez besoin ou souhaitez prendre un THS combinant œstrogènes et progestatifs, vous éviterez le surcroît de risque de cancer de l’endomètre et pourriez réduire le risque de cancer colorectal mais serez exposée à un risque augmenté de cancer du sein et de risque cardio-vasculaire.
  6. Si vous avez eu une hystérectomie, il est inutile de prendre un traitement œstroprogestatif, un traitement par œstrogènes seuls est suffisant. Vous pourriez sinon vous exposer à un surcroît de risque inutile de cancer du sein.
  7. Si vous ne présentez pas de facteur de risque particulier, les experts considèrent que ces surcroîts de risque ne remettent pas en cause la prescription d’un THS dans le traitement de certains troubles de la ménopause tels que bouffées de chaleur, sécheresse vaginale ou sudations nocturnes.
  8. Nous attirons votre attention sur le fait que ne pas prendre de THS, ne vous fera pas éviter tout risque de cancer ou tout risque cardio-vasculaire. Les cancers du sein ou de l’endomètre et les accidents cardio-vasculaires surviennent aussi chez des femmes qui n’ont jamais pris de THS.
  9. Si vous avez arrêté un THS, vous ne courez plus de risque cardio-vasculaire supplémentaire. De même, le surcroît de risque de cancer du sein aura disparu dans les 5 ans après l’arrêt de votre traitement.
  10. Pour éviter les problèmes, le meilleur suivi consiste à la consultation régulière de votre médecin (par ex. 2 fois par an) en vue d’un examen gynécologique et à la participation tous les 2 ans au programme de dépistage du cancer du sein par mammographie.
  11. Nous attirons votre attention sur le fait que les dérivés du soja, et plus généralement les phyto-œstrogènes, s’ils peuvent avoir une action sur les bouffées de chaleur, peuvent présenter les mêmes risques que les œstrogènes ! La fiabilité de ces produits n’est pas garantie et leur sécurité n’a pas été évaluée. Nous vous déconseillons donc d’en prendre pour le traitement de vos troubles, tant qu’ils n’auront pas reçu l’autorisation des autorités sanitaire

Pour en savoir plus, voir le site de l’HAS.

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