Fertilité à l’approche de la ménopause

Par Zoe Leonard

Œstrogènes : hormones de la fertilité. Bien que les niveaux d’œstrogènes dans notre corps finissent par diminuer à un niveau très bas après la ménopause, le contraire est vrai pendant la périménopause. Ils augmentent même pendant la périménopause à des niveaux plus élevés que pendant la plupart de nos années de reproduction. Est-ce pour booster notre fertilité ? Pour nous donner une dernière chance de concevoir ?

La périménopause est la période (typiquement 4 à 7 ans) qui encadre la ménopause. Elle commence quand la femme commence à s’apercevoir de signes tels que des règles plus abondantes, des cycles raccourcis, des seins plus tendus et plus lourds ou encore des sautes d’humeur. Elle se termine 12 mois après les dernières règles.

Tous ces symptômes de la périménopause sont principalement expliqués par des fluctuations intenses des taux d’œstrogènes chez la femme à cette période : ils peuvent être très élevés ou très bas (voir schéma ci-dessous).

Ces taux d’œstrogènes parfois très hauts sont une ultime tentative du corps qui essaie de compenser le déclin de la fonction ovarienne. Notre corps sur-stimule la production d’œstrogènes pour sauvegarder la fertilité alors qu’il peut sentir les derniers cycles ovulatoires approcher. Le même principe est utilisé pour traiter la stérilité quand les médecins et médicaments essaient d’induire une stimulation ovarienne artificiellement.

 

La question se pose donc : sommes-nous donc plus à même de concevoir à l’aube de notre ménopause qu’à 32 ans ? Non. Les taux d’œstrogènes sont certes souvent élevés mais cela reste rarement suffisant.

 

A la périménopause nous sommes encore capables de concevoir et comme au cours des traitements de stérilité: oui, les taux d’œstrogènes élevés rendent les grossesses multiples plus probables que quelques années auparavant.

Cependant pendant la périménopause, jusqu’à la moitié des cycles peuvent être anovulatoires, c’est-à-dire sans ovulation donc aucune fécondation ne sera possible. De plus la qualité de la production ovarienne est moins bonne, ce qui rend la probabilité de grossesse ou de développement embryonnaire sans problème bien plus basse. Par ailleurs les durées changeantes des cycles menstruels rendent difficiles de prévoir la date idéale de conception.

Si l’on utilise encore les traitements d’infertilité comme comparateurs, les chances de concevoir sous PMA, y compris les FIV, sont nettement plus faibles pour la plupart des femmes après 40 ans.

Ces augmentations erratiques des taux d’œstrogènes quelques années avant notre dernier cycle menstruel peuvent déclencher beaucoup de modifications et de bouleversements dans notre corps et notre vie mais ne sont pas une garantie de pouvoir concevoir un enfant « last minute »,  surprise ou non…

Evolution des taux d’œstrogènes au cours de la vie d’une femme – Adapté de Dr David Zava PhD.

*estradiol : un des trois œstrogènes naturels – l’une de formes les plus fréquentes d’œstrogènes dans notre corps.

Sources et plus de détails:

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